Publié le 08/04/2015

Découvrez Hélas !

Qui êtes vous, Hélas ! ?

Un groupe basé à Tours, qui mélange l'Indie Folk et la chanson française (ou la chanson en Français?) je dirais. On est quatre pour composer. Dans le groupe on se connait depuis longtemps. Avant on jouait dans un groupe qui s'appelait "général de Gaulle". Groupe avec lequel on a fait quelques âneries, dont organiser des concerts sauvages dans la laverie de Pascal Nègre, le président d'Universal Music. Ho, et notre manager insiste pour qu'on dise qu'on lance des nains en discothèque. On est donc quatre gars, basés a Tours, qui jouent de l'Indie folk en français et lancent des nains en discothèque.

Vous chantez en français, mais vous n’appartenez pas non plus à la « nouvelle scène pop » qu’on voit émerger un peu partout : comment vous définiriez votre projet ?

Cette nouvelle scène pop est en réalité assez hétérogène dans l'écriture musicale comme littéraire. Quels liens entre les collages sonores et le parlé de Fauve, et la pop yéyé et les paroles surréalistes de Granville? Ce qui lie en fait ces groupes c'est leur propension à être retweeté : ils incarnent un truc pour leur tribu d'urbains qui relaie et partage sur les réseaux sociaux. Or, pour être retweeté, il faut être léger, au moins dans la forme. Notre projet est à l'opposé de ça : on l'a pensé comme quelque chose d'introspectif riche, pesant aussi

Quelles sont vos influences majeurs ? 

Un peu de post rock avec Godspeed You! Black Emperor principalement, de l'Indie folk avec des groupes comme Fanfarlo, Dry the River et Sufjan Stevens. On est des gros fans d'Arcade Fire et pour le disque on a piqué des trucs, pour les idées de cordes, au dernier album de Brel.  

Tout le monde dans le groupe est originaire de la région Centre? Quel est votre rapport avec ce territoire?

Le guitariste est Réunionnais! Mais sinon on est tous à peu près de la région Centre. C'est une région que je trouve magnifique. J'adore les bords de Loire, les îles, les châteaux, la vigne. Et Je trouve pas notre musique particulièrement urbaine. Un jeune chroniqueur (batteur de Ropoporose surtout) a écrit que notre musique avait un côté un peu snob, un peu aristo. Je sais que venant de lui c'était un compliment. Si on a réussi à incarner musicalement notre région dans ce qu'elle a de plus profond, j'en serais super content.

Votre premier EP suscite, déjà, pas mal de belles chroniques : qu’attendez vous pour la suite ? Quels sont vos projets?

On éprouve tous beaucoup de plaisir à s'esquinter avec d'autres projets dans tous les rades qu'on trouve. Mais avec Hélas! on a vraiment envie de faire des belles salles et garder intacts nos arrangements de cordes. Donc je dirais : tourner le plus possible mais avec des vraies conditions acoustiques.

Premier EP numérique sorti le 11 mars à découvrir sur l'Electrophone !